La ville de Tournai
- -acum) des collines (gaulois *turno « hauteur »)[2],[3].
GéographieTournai se situe dans la Basse-Belgique, à la limite sud de plaine flamande, dans le bassin de l'Escaut. Elle fait partie de la province de Hainaut, de la Région wallonne et de la Communauté française de Belgique. Tournai a son propre arrondissement qui réunit les communes de Tournai, Antoing, Brunehaut, Celles, Estaimpuis, Leuze-en-Hainaut, Mont-de-l'Enclus, Pecq, Péruwelz et Rumes. Tournai est une ville qui comprend de nombreux parcs, églises et remparts.
Cette ville francophone fut, pendant longtemps, un des centres urbains les plus importants du Comté de Flandre, du Royaume de France et des Pays-Bas (autrichiens, espagnols, …), mais un déclin économique et une stagnation démographique à la révolution industrielle a fait d'elle une ville de petite taille de la dorsale européenne.
Sa superficie de 213,75 km² en fait la commune la plus étendue de Belgique, et elle est la plus importante en population du Hainaut occidental. Elle est située à 85 kilomètres à l'ouest de Bruxelles et à 25 kilomètres à l'est de Lille.
Milieu physique
Tournai et l'Escaut
La « cité aux cinq clochers » est traversée par l'Escaut, elle fait partie du sous-bassin Haut-Escaut. Elle fait partie du chapelet de villes scaldiennes, toutes distantes entre elles d'une trentaine de kilomètres : Cambrai, Valenciennes, Tournai, Audenarde, Gand, Termonde et Anvers. L'Escaut naît sur les plateaux de la Picardie. Après avoir divagué dans la plaine alluviale, le fleuve se resserre aux environs d'Antoing, en perçant le dôme du Mélantois, jusqu'à Tournai pour ensuite pénétrer la plaine flamande et continuer une route autrefois pleine de méandres. Tournai est donc entre deux régions duales : des plateaux au sud et des plaines au nord, régions de pierre calcaire propice à l'exploitation de carrières en amont et la plaine flamande propice au commerce en aval.
Grâce à cette ouverture de la vallée de l'Escaut, Tournai a eu dès sa fondation une vocation de ville de passage et de contact. La rive gauche est plus redressée que la rive droite, avec un point culminant à 77 mètres (le Pic-Au-Vent). Par contre, la rive droite est occupée par une plaine alluviale d'un petit rieu, le rieu d'Amour. La position surélevée de la rive gauche y a favorisé l'établissement de la ville, en plus de la rencontre entre la voie romaine Arras-Asse et l'Escaut, ainsi qu'une voie romaine secondaire, la voie Bavay-Cassel-Boulogne-sur-Mer.
L'Escaut a eu un rôle économique important tout au long de l'histoire de la ville. Le tonnage autorisé de l'Escaut à Tournai est aujourd'hui de 1 350 tonnes.
Le fleuve est assez pollué, même si la qualité de l'eau s'améliore depuis la construction de stations d'épuration. Les industries lourdes françaises à la frontière ont pendant de nombreuses années déversé beaucoup de polluants. Le fleuve est également pollué par la consommation des habitants et l'épandage des agriculteurs. Au début du siècle, l'Escaut était réputé pour contenir énormément de poissons, particulièrement des saumons à la belle saison. Les populations de poissons sont assez faibles maintenant.
Nappes phréatiques
La ville est située au-dessus d'un réseau abondant de nappes phréatiques du calcaire carbonifère.
Cette grande nappe phréatique du calcaire carbonifère dépasse les frontières régionales et nationales et est surexploitée. Elle ne connaît pas de frontière administrative. Ce sont d’abord les Français qui ont puisé excessivement, puis les Belges (côté francophone et néerlandophone) sans tenir compte l'un de l'autre. Le niveau piézométrique diminue d’un mètre par an depuis les années 1960 (bien que ce niveau ait tendance à stagner ces derniers temps). La nappe a ainsi perdu près de 70 mètres en 50 ans. Les trois régions (wallonne, flamande et Nord Pas de Calais) ont aujourd'hui instauré une concertation, pour mettre fin à cette surexploitation. Cette surexploitation entraîne des puits karstiques, plus connus sous le nom de «puits naturels», dans la région de Tournai.
Géologie
Tournai est situé sur un anticlinal, l'Anticlinal faillé du Mélantois-Tournaisis. Cette structure géologique est orientée est-ouest et ses failles longitudinales sont pour la plupart décrochantes dextres. Elle s'ennoie à l'est et passe à une dépression synclinale au nord : le Synclinal de Roubaix.
L'Anticlinal faillé du Mélantois-Tournaisis est entaillé par la vallée de l'Escaut, ce qui fait qu'entre Tournai et Antoing, la roche calcaire affleure plus ou moins la surface du sol. Cette roche du socle paléozoïque est appelée « Calcaire de Tournai » et fait partie d'un étage du Carbonifère inférieur, appelé Tournaisien. C'est un calcaire argilo-siliceux formant une ensemble assez monotone de couches dont l'épaisseur totale dépasse les 300 mètres et est large d'environ 25 mètres.
La roche calcaire servit dès l'Antiquité de matériaux de construction à la fois brute et taillée mais également transformée en Chaux et en ciment. Elle est toujours exploité à notre époque même si de nombreuses carrières ont fermé.
L'ensemble de la région de Tournai est recouvert par des limons éoliens du Pleistocène (lœss). Les fonds des vallées sont colmatés partiellement par des alluvions anciennes (Pleistocène) et récentes (Holocène).
Milieu naturel
Malgré un caractère assez vert, le milieu naturel de Tournai est pauvre et s'appauvrit encore de nos jours. La biodiversité y régresse car l'urbanisation y est forte et la pollution importante. Tournai se trouve entre deux parcs naturels, le parc naturel des Plaines de l'Escaut au sud et le parc naturel du Pays des Collines au nord-est. La région de Tournai a donc vocation à être une zone de liaison entre ces deux parcs naturels. Malheureusement ce n'est pas la réalité.
Il y a quelques types de milieux naturels dans la commune de Tournai : les parcs, les friches, les haies, les zones humides comme les marais du rieu d'amour, les anciennes carrières comme celle de «l'Orient», les rieus et fonds de vallée, et les espaces boisés.
La campagne tournaisienne est soumise à une forte urbanisation depuis plus de 20 ans, qui va en s'aggravant car beaucoup de Français et de Bruxellois ont été attirés par des prix immobiliers faibles par rapport à leur régions d'origine. Un certain nombre de Français sont également venus dans la région pour éviter l'impôt de solidarité sur la fortune, leur déménagement facilité par l'ouverture des frontières des pays européens. Le village d'Orcq, ainsi que la commune voisine d'Estaimpuis sont réputés pour abriter quelques grandes familles françaises.
L'environnement de Tournai est assez bien pollué et mis à rude épreuve, notamment par le rythme de vie des habitants (circulation automobile, …). L'industrie cimentière a une influence assez forte également par la dégradation de terrains en carrière pour y extraire de la pierre et la constitution de terrils par les remblais. Cette industrie cimentière a une incidence sur la qualité de l'air, par la combustion du calcaire, ainsi que par l'utilisation des fours pour l'incinération des déchets. Cette incinération est toujours très mal ressentie par les populations locales, particulièrement les villageois de Gaurain-Ramecroix. La région des carrières de Tournai-Antoing est appelée «le Pays Blanc» parce que les rejets de poussière de l'industrie cimentière rendent les toits blancs et les endroits à proximité des carrières et des cimenteries ressemblent à des paysages lunaires.
Climat
Tournai jouit d'un climat tempéré océanique. Les principaux traits de ce climat sont les faibles amplitudes thermiques saisonnières et des précipitations modérées tout au long de l'année.
Patrimoine monumental et musées
Architecture religieuse
La Cathédrale Notre-Dame de Tournai L'église Saint-Quentin L'église Sainte-Marie-Madeleine L'église Sainte-Marguerite L'église Saint-Jacques L'église Saint-Piat L'église des Rédemptoristes L'église Saint-Brice, à côté de laquelle l'on découvrit le 27 mars 1653, le tombeau de Childéric Ier, père de Clovis. L'église Saint-Jean L'église Saint-Nicolas L' église Saint-Pierre (démolie en 1822)
Architecture civile
Le beffroi La Halle aux Draps L'Hôtel de ville
Ensembles architecturaux
La Grand'Place Les quais
Architecture militaire
Le Pont des Trous La Tour Henri VIII Les fortifications
Musées
Le Musée d'Archéologie Le Musée Royal d'Armes et d'Histoire militaire Le Musée des Beaux-Arts Le Musée d'Histoire Naturelle Le Musée d'Histoire et des Arts décoratifs Le Musée de la Tapisserie et des arts du tissu La Maison Tournaisienne - Musée de Folklore
Culture
Tournai est une ville belge de langue française. La langue locale, le tournaisien, est un dialecte picard comme les dialectes d'autres communes du Hainaut et du nord de la France.
La ville de Tournai, qui a par le passé toujours profité d'une assez large autonomie, fait partie de la Flandre romane tout comme Lille, Douai, Tourcoing ou Mouscron. Ces villes, bilingues ou non, font partie de l'aire culturelle flamande et possèdent donc des caractéristiques flamandes que l'on retrouve dans leur héritage artistique (architecture, peinture, sculpture, ...).[5]
Ainsi, la ville de Tournai fut l'un des grands centres culturels et économiques flamands :
Le chœur gothique de la cathédrale « Notre-Dame flamande » de Tournai fut un élément précurseur de l'art scaldien qui est typiquement flamand. Tournai fut la capitale religieuse de la Flandre durant plus de mille ans (de 496 à 1559) La tapisserie et la draperie tournaisienne appartiennent à la grande école flamande et Tournai faisait même partie de la Hanse flamande de Londres qui regroupaient les villes drapières de Flandre. L'église Saint-Brice de Tournai est le premier exemplaire du style hallekerk qui est si typique des villes et campagnes flamandes. Certains grands noms des primitifs flamands sont tournaisiens : Robert Campin considéré comme le premier maître de cette école, Roger de la Pasture, Jacques Daret. La tradition du lundi perdu ou parjuré (en néerlandais verloren maandad ou verzworen maandag) est une tradition flamande très vivace à Tournai. Même si elle se situe dans l'aire culturelle flamande, Tournai possède également des trésors de l'art mosan, style typique de l'espace culturel wallon. En effet, les deux plus importantes châsses de la cathédrale Notre-Dame de Tournai, les châsses de Notre-Dame flamande et de Saint-Eleuthère (XIIIe siècle), sont deux œuvres de Nicolas de Verdun (artiste liégeois né en 1181) dont l'évêché de Tournai avait passé commande. Ces reliquaires témoignent de l'opulence des villes de Tournai et de Liège au Moyen-Âge : en particulier la châsse de Notre-Dame flamande qui est considérée comme l'une des sept merveilles de Belgique.
Gastronomie
Le lapin du lundi parjuré Dit : "Lundi perdu" La salade tournaisienne Les Succès du Jour Les biscuits "Delacre" Les ballons tournaisiens. Les apéritifs "Le tournaisien" et "la tournaisienne". Les biscuits "Desobry" Les produits de l'entité de Tournai.
Les bières "Bush" Les produits "Lutosa" La bière "La Tournay" de la Brasserie de Cazeau (seule brasserie de l'entité de Tournai)
Folklore
Le lundi parjuré Dit : "Lundi perdu" La Saint Nicolas La Grande procession de Tournai Les Quatre Cortèges, avec ses géants Le jeu de Fer Les jeux de Boules La Balle pelote La Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien Le Carnaval de Tournai
Personnages illustresClovis Ier, Roi des Francs (Ve siècle) Lethalde et Englebert, croisés flamands (XIe siècle) Philippe Mouskes, évêque et chroniqueur (XIIIe siècle) Rogier van der Weyden (ou Rogier de le Pasture), peintre, primitif flamand (XVe siècle) Christine de Lalaing, épouse du Gouverneur de Tournai, Princesse d'Epinoy(XVIe siècle) Guillaume de Melun, prince d'Espinoy (XVIIe siècle) Ferdinand-Ignace Malotau de Villerode né en 1682 (XVIIe siècle) Louis-François-Joseph de la Barre, historien et écrivain (XVIIIe siècle) Donat Casterman, imprimeur (XVIIIe siècle) Albert Goblet d'Alviella, militaire et homme politique (XIXe siècle) Jules Bara, personnalité politique (XIXe siècle) Jean-Baptiste Noté, baryton (XIXe siècle) Piat Sauvage, peintre (XIXe siècle) Louis Gallait, peintre (XIXe siècle) Bruno Renard, architecte (XIXe siècle) Georges Rodenbach écrivain (XIXe siècle) Gabrielle Petit, infirmière, espionne de la première guerre mondiale (XIXe siècle) Luc Varenne, célèbre commentateur sportif (XXe siècle) Henri Vernes, auteur des romans "Bob Morane" (XXe siècle)
Notes et références
DHANENS (Élisabeth) et DIJKSTRA (Jellie), Rogier de le Pasture van der Weyden, La Renaissance du Livre, Collection Références, Tournai, 23 septembre 1999.
VINCENT (A.), Les noms de lieux de la Belgique, Bruxelles, 1927
Jules Herbillon, Les noms des communes de Wallonie, Bruxelles, Crédit communal, collection « Histoire », n° 70, 1986
«Tournai, enclave de France dans les terres de Flandre, siège d'un évêché flamand et boulevard avancé de la France vers les Pays-Bas, ville flamande par ses tendances artistiques et française par sa langue!» Mémoires de la société historique et littéraire de Tournai, vol. 21, Tournai, 1888, p. 270.
Source Wikipedia;" target="qbm" >
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- -acum) des collines (gaulois *turno « hauteur »)[2],[3].
GéographieTournai se situe dans la Basse-Belgique, à la limite sud de plaine flamande, dans le bassin de l'Escaut. Elle fait partie de la province de Hainaut, de la Région wallonne et de la Communauté française de Belgique. Tournai a son propre arrondissement qui réunit les communes de Tournai, Antoing, Brunehaut, Celles, Estaimpuis, Leuze-en-Hainaut, Mont-de-l'Enclus, Pecq, Péruwelz et Rumes. Tournai est une ville qui comprend de nombreux parcs, églises et remparts.
Cette ville francophone fut, pendant longtemps, un des centres urbains les plus importants du Comté de Flandre, du Royaume de France et des Pays-Bas (autrichiens, espagnols, …), mais un déclin économique et une stagnation démographique à la révolution industrielle a fait d'elle une ville de petite taille de la dorsale européenne.
Sa superficie de 213,75 km² en fait la commune la plus étendue de Belgique, et elle est la plus importante en population du Hainaut occidental. Elle est située à 85 kilomètres à l'ouest de Bruxelles et à 25 kilomètres à l'est de Lille.
Milieu physique
Tournai et l'Escaut
La « cité aux cinq clochers » est traversée par l'Escaut, elle fait partie du sous-bassin Haut-Escaut. Elle fait partie du chapelet de villes scaldiennes, toutes distantes entre elles d'une trentaine de kilomètres : Cambrai, Valenciennes, Tournai, Audenarde, Gand, Termonde et Anvers. L'Escaut naît sur les plateaux de la Picardie. Après avoir divagué dans la plaine alluviale, le fleuve se resserre aux environs d'Antoing, en perçant le dôme du Mélantois, jusqu'à Tournai pour ensuite pénétrer la plaine flamande et continuer une route autrefois pleine de méandres. Tournai est donc entre deux régions duales : des plateaux au sud et des plaines au nord, régions de pierre calcaire propice à l'exploitation de carrières en amont et la plaine flamande propice au commerce en aval.
Grâce à cette ouverture de la vallée de l'Escaut, Tournai a eu dès sa fondation une vocation de ville de passage et de contact. La rive gauche est plus redressée que la rive droite, avec un point culminant à 77 mètres (le Pic-Au-Vent). Par contre, la rive droite est occupée par une plaine alluviale d'un petit rieu, le rieu d'Amour. La position surélevée de la rive gauche y a favorisé l'établissement de la ville, en plus de la rencontre entre la voie romaine Arras-Asse et l'Escaut, ainsi qu'une voie romaine secondaire, la voie Bavay-Cassel-Boulogne-sur-Mer.
L'Escaut a eu un rôle économique important tout au long de l'histoire de la ville. Le tonnage autorisé de l'Escaut à Tournai est aujourd'hui de 1 350 tonnes.
Le fleuve est assez pollué, même si la qualité de l'eau s'améliore depuis la construction de stations d'épuration. Les industries lourdes françaises à la frontière ont pendant de nombreuses années déversé beaucoup de polluants. Le fleuve est également pollué par la consommation des habitants et l'épandage des agriculteurs. Au début du siècle, l'Escaut était réputé pour contenir énormément de poissons, particulièrement des saumons à la belle saison. Les populations de poissons sont assez faibles maintenant.
Nappes phréatiques
La ville est située au-dessus d'un réseau abondant de nappes phréatiques du calcaire carbonifère.
Cette grande nappe phréatique du calcaire carbonifère dépasse les frontières régionales et nationales et est surexploitée. Elle ne connaît pas de frontière administrative. Ce sont d’abord les Français qui ont puisé excessivement, puis les Belges (côté francophone et néerlandophone) sans tenir compte l'un de l'autre. Le niveau piézométrique diminue d’un mètre par an depuis les années 1960 (bien que ce niveau ait tendance à stagner ces derniers temps). La nappe a ainsi perdu près de 70 mètres en 50 ans. Les trois régions (wallonne, flamande et Nord Pas de Calais) ont aujourd'hui instauré une concertation, pour mettre fin à cette surexploitation. Cette surexploitation entraîne des puits karstiques, plus connus sous le nom de «puits naturels», dans la région de Tournai.
Géologie
Tournai est situé sur un anticlinal, l'Anticlinal faillé du Mélantois-Tournaisis. Cette structure géologique est orientée est-ouest et ses failles longitudinales sont pour la plupart décrochantes dextres. Elle s'ennoie à l'est et passe à une dépression synclinale au nord : le Synclinal de Roubaix.
L'Anticlinal faillé du Mélantois-Tournaisis est entaillé par la vallée de l'Escaut, ce qui fait qu'entre Tournai et Antoing, la roche calcaire affleure plus ou moins la surface du sol. Cette roche du socle paléozoïque est appelée « Calcaire de Tournai » et fait partie d'un étage du Carbonifère inférieur, appelé Tournaisien. C'est un calcaire argilo-siliceux formant une ensemble assez monotone de couches dont l'épaisseur totale dépasse les 300 mètres et est large d'environ 25 mètres.
La roche calcaire servit dès l'Antiquité de matériaux de construction à la fois brute et taillée mais également transformée en Chaux et en ciment. Elle est toujours exploité à notre époque même si de nombreuses carrières ont fermé.
L'ensemble de la région de Tournai est recouvert par des limons éoliens du Pleistocène (lœss). Les fonds des vallées sont colmatés partiellement par des alluvions anciennes (Pleistocène) et récentes (Holocène).
Milieu naturel
Malgré un caractère assez vert, le milieu naturel de Tournai est pauvre et s'appauvrit encore de nos jours. La biodiversité y régresse car l'urbanisation y est forte et la pollution importante. Tournai se trouve entre deux parcs naturels, le parc naturel des Plaines de l'Escaut au sud et le parc naturel du Pays des Collines au nord-est. La région de Tournai a donc vocation à être une zone de liaison entre ces deux parcs naturels. Malheureusement ce n'est pas la réalité.
Il y a quelques types de milieux naturels dans la commune de Tournai : les parcs, les friches, les haies, les zones humides comme les marais du rieu d'amour, les anciennes carrières comme celle de «l'Orient», les rieus et fonds de vallée, et les espaces boisés.
La campagne tournaisienne est soumise à une forte urbanisation depuis plus de 20 ans, qui va en s'aggravant car beaucoup de Français et de Bruxellois ont été attirés par des prix immobiliers faibles par rapport à leur régions d'origine. Un certain nombre de Français sont également venus dans la région pour éviter l'impôt de solidarité sur la fortune, leur déménagement facilité par l'ouverture des frontières des pays européens. Le village d'Orcq, ainsi que la commune voisine d'Estaimpuis sont réputés pour abriter quelques grandes familles françaises.
L'environnement de Tournai est assez bien pollué et mis à rude épreuve, notamment par le rythme de vie des habitants (circulation automobile, …). L'industrie cimentière a une influence assez forte également par la dégradation de terrains en carrière pour y extraire de la pierre et la constitution de terrils par les remblais. Cette industrie cimentière a une incidence sur la qualité de l'air, par la combustion du calcaire, ainsi que par l'utilisation des fours pour l'incinération des déchets. Cette incinération est toujours très mal ressentie par les populations locales, particulièrement les villageois de Gaurain-Ramecroix. La région des carrières de Tournai-Antoing est appelée «le Pays Blanc» parce que les rejets de poussière de l'industrie cimentière rendent les toits blancs et les endroits à proximité des carrières et des cimenteries ressemblent à des paysages lunaires.
Climat
Tournai jouit d'un climat tempéré océanique. Les principaux traits de ce climat sont les faibles amplitudes thermiques saisonnières et des précipitations modérées tout au long de l'année.
Patrimoine monumental et musées
Architecture religieuse
La Cathédrale Notre-Dame de Tournai L'église Saint-Quentin L'église Sainte-Marie-Madeleine L'église Sainte-Marguerite L'église Saint-Jacques L'église Saint-Piat L'église des Rédemptoristes L'église Saint-Brice, à côté de laquelle l'on découvrit le 27 mars 1653, le tombeau de Childéric Ier, père de Clovis. L'église Saint-Jean L'église Saint-Nicolas L' église Saint-Pierre (démolie en 1822)
Architecture civile
Le beffroi La Halle aux Draps L'Hôtel de ville
Ensembles architecturaux
La Grand'Place Les quais
Architecture militaire
Le Pont des Trous La Tour Henri VIII Les fortifications
Musées
Le Musée d'Archéologie Le Musée Royal d'Armes et d'Histoire militaire Le Musée des Beaux-Arts Le Musée d'Histoire Naturelle Le Musée d'Histoire et des Arts décoratifs Le Musée de la Tapisserie et des arts du tissu La Maison Tournaisienne - Musée de Folklore
Culture
Tournai est une ville belge de langue française. La langue locale, le tournaisien, est un dialecte picard comme les dialectes d'autres communes du Hainaut et du nord de la France.
La ville de Tournai, qui a par le passé toujours profité d'une assez large autonomie, fait partie de la Flandre romane tout comme Lille, Douai, Tourcoing ou Mouscron. Ces villes, bilingues ou non, font partie de l'aire culturelle flamande et possèdent donc des caractéristiques flamandes que l'on retrouve dans leur héritage artistique (architecture, peinture, sculpture, ...).[5]
Ainsi, la ville de Tournai fut l'un des grands centres culturels et économiques flamands :
Le chœur gothique de la cathédrale « Notre-Dame flamande » de Tournai fut un élément précurseur de l'art scaldien qui est typiquement flamand. Tournai fut la capitale religieuse de la Flandre durant plus de mille ans (de 496 à 1559) La tapisserie et la draperie tournaisienne appartiennent à la grande école flamande et Tournai faisait même partie de la Hanse flamande de Londres qui regroupaient les villes drapières de Flandre. L'église Saint-Brice de Tournai est le premier exemplaire du style hallekerk qui est si typique des villes et campagnes flamandes. Certains grands noms des primitifs flamands sont tournaisiens : Robert Campin considéré comme le premier maître de cette école, Roger de la Pasture, Jacques Daret. La tradition du lundi perdu ou parjuré (en néerlandais verloren maandad ou verzworen maandag) est une tradition flamande très vivace à Tournai. Même si elle se situe dans l'aire culturelle flamande, Tournai possède également des trésors de l'art mosan, style typique de l'espace culturel wallon. En effet, les deux plus importantes châsses de la cathédrale Notre-Dame de Tournai, les châsses de Notre-Dame flamande et de Saint-Eleuthère (XIIIe siècle), sont deux œuvres de Nicolas de Verdun (artiste liégeois né en 1181) dont l'évêché de Tournai avait passé commande. Ces reliquaires témoignent de l'opulence des villes de Tournai et de Liège au Moyen-Âge : en particulier la châsse de Notre-Dame flamande qui est considérée comme l'une des sept merveilles de Belgique.
Gastronomie
Le lapin du lundi parjuré Dit : "Lundi perdu" La salade tournaisienne Les Succès du Jour Les biscuits "Delacre" Les ballons tournaisiens. Les apéritifs "Le tournaisien" et "la tournaisienne". Les biscuits "Desobry" Les produits de l'entité de Tournai.
Les bières "Bush" Les produits "Lutosa" La bière "La Tournay" de la Brasserie de Cazeau (seule brasserie de l'entité de Tournai)
Folklore
Le lundi parjuré Dit : "Lundi perdu" La Saint Nicolas La Grande procession de Tournai Les Quatre Cortèges, avec ses géants Le jeu de Fer Les jeux de Boules La Balle pelote La Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien Le Carnaval de Tournai
Personnages illustresClovis Ier, Roi des Francs (Ve siècle) Lethalde et Englebert, croisés flamands (XIe siècle) Philippe Mouskes, évêque et chroniqueur (XIIIe siècle) Rogier van der Weyden (ou Rogier de le Pasture), peintre, primitif flamand (XVe siècle) Christine de Lalaing, épouse du Gouverneur de Tournai, Princesse d'Epinoy(XVIe siècle) Guillaume de Melun, prince d'Espinoy (XVIIe siècle) Ferdinand-Ignace Malotau de Villerode né en 1682 (XVIIe siècle) Louis-François-Joseph de la Barre, historien et écrivain (XVIIIe siècle) Donat Casterman, imprimeur (XVIIIe siècle) Albert Goblet d'Alviella, militaire et homme politique (XIXe siècle) Jules Bara, personnalité politique (XIXe siècle) Jean-Baptiste Noté, baryton (XIXe siècle) Piat Sauvage, peintre (XIXe siècle) Louis Gallait, peintre (XIXe siècle) Bruno Renard, architecte (XIXe siècle) Georges Rodenbach écrivain (XIXe siècle) Gabrielle Petit, infirmière, espionne de la première guerre mondiale (XIXe siècle) Luc Varenne, célèbre commentateur sportif (XXe siècle) Henri Vernes, auteur des romans "Bob Morane" (XXe siècle)
Notes et références
DHANENS (Élisabeth) et DIJKSTRA (Jellie), Rogier de le Pasture van der Weyden, La Renaissance du Livre, Collection Références, Tournai, 23 septembre 1999.
VINCENT (A.), Les noms de lieux de la Belgique, Bruxelles, 1927
Jules Herbillon, Les noms des communes de Wallonie, Bruxelles, Crédit communal, collection « Histoire », n° 70, 1986
«Tournai, enclave de France dans les terres de Flandre, siège d'un évêché flamand et boulevard avancé de la France vers les Pays-Bas, ville flamande par ses tendances artistiques et française par sa langue!» Mémoires de la société historique et littéraire de Tournai, vol. 21, Tournai, 1888, p. 270.
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Tournai (en néerlandais : Doornik, en allemand : Dornick, en latin : Tornacum) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne, chef-lieu d’arrondissement en province de Hainaut.
Tournai est une des plus vieilles villes de Belgique avec Arlon et Tongres. Elle a joué un rôle historique, économique, religieux et culturel important au sein du Comté de Flandre durant le Moyen Âge.
Le beffroi et la cathédrale Notre-Dame de Tournai sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. La cathédrale, imposante construction d’art roman et d’architecture gothique, est célèbre pour ses cinq clochers ainsi que pour son trésor.
Le Tournaisis est le nom que l’on donne à la région de Tournai. L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (1751-1772) le définit comme suit :
"TOURNESIS, le, (Géog. mod.) petit pays de Flandre, & qui prend son nom de Tournay sa capitale.
Le Tournesis n’est autre chose que la châtellenie de Tournay, qui est d’une assez grande étendue ; car elle renferme environ cinquante villages ou bourgs, dont la justice ressortit au conseil provincial de Flandre, d’où l’on peut appeler au parlement de Malines.
Les rois de France ayant institué le bailliage de Vermandois, y avoient joint Tournai & le Tournesis ; mais en 1383 Charles VI. érigea un bailliage à Tournay, auquel il soumit cette ville & le Tournesis, avec les terres de Mortagne & de Saint - Amand, qui relevoient auparavant du bailliage de Vermandois ; l’union de ces terres à ce bailliage a duré jusqu’au tems de la paix d’Utrecht, par laquelle toute la terre de Saint - Amand a été séparée du bailliage de Tournesis, & accordé à la France ; mais pour les neuf villages qui dépendoient de Mortagne, ils ont été laissés à la maison d’Autriche."
Étymologie
La ville est documentée sous les noms de Ier siècle Turris Nerviorum, 300 Turnacum, 365 Turnaco, qui signifie : lieu (suffixe celtique ?ko > -acum) des collines (gaulois *turno « hauteur »)[2],[3].
Géographie
Tournai se situe dans la Basse-Belgique, à la limite sud de plaine flamande, dans le bassin de l'Escaut. Elle fait partie de la province de Hainaut, de la Région wallonne et de la Communauté française de Belgique. Tournai a son propre arrondissement qui réunit les communes de Tournai, Antoing, Brunehaut, Celles, Estaimpuis, Leuze-en-Hainaut, Mont-de-l'Enclus, Pecq, Péruwelz et Rumes. Tournai est une ville qui comprend de nombreux parcs, églises et remparts.
Cette ville francophone fut, pendant longtemps, un des centres urbains les plus importants du Comté de Flandre, du Royaume de France et des Pays-Bas (autrichiens, espagnols, …), mais un déclin économique et une stagnation démographique à la révolution industrielle a fait d'elle une ville de petite taille de la dorsale européenne.
Sa superficie de 213,75 km² en fait la commune la plus étendue de Belgique, et elle est la plus importante en population du Hainaut occidental. Elle est située à 85 kilomètres à l'ouest de Bruxelles et à 25 kilomètres à l'est de Lille.
Milieu physique
Tournai et l'Escaut
La « cité aux cinq clochers » est traversée par l'Escaut, elle fait partie du sous-bassin Haut-Escaut. Elle fait partie du chapelet de villes scaldiennes, toutes distantes entre elles d'une trentaine de kilomètres : Cambrai, Valenciennes, Tournai, Audenarde, Gand, Termonde et Anvers. L'Escaut naît sur les plateaux de la Picardie. Après avoir divagué dans la plaine alluviale, le fleuve se resserre aux environs d'Antoing, en perçant le dôme du Mélantois, jusqu'à Tournai pour ensuite pénétrer la plaine flamande et continuer une route autrefois pleine de méandres. Tournai est donc entre deux régions duales : des plateaux au sud et des plaines au nord, régions de pierre calcaire propice à l'exploitation de carrières en amont et la plaine flamande propice au commerce en aval.
Grâce à cette ouverture de la vallée de l'Escaut, Tournai a eu dès sa fondation une vocation de ville de passage et de contact. La rive gauche est plus redressée que la rive droite, avec un point culminant à 77 mètres (le Pic-Au-Vent). Par contre, la rive droite est occupée par une plaine alluviale d'un petit rieu, le rieu d'Amour. La position surélevée de la rive gauche y a favorisé l'établissement de la ville, en plus de la rencontre entre la voie romaine Arras-Asse et l'Escaut, ainsi qu'une voie romaine secondaire, la voie Bavay-Cassel-Boulogne-sur-Mer.
L'Escaut a eu un rôle économique important tout au long de l'histoire de la ville. Le tonnage autorisé de l'Escaut à Tournai est aujourd'hui de 1 350 tonnes.
Le fleuve est assez pollué, même si la qualité de l'eau s'améliore depuis la construction de stations d'épuration. Les industries lourdes françaises à la frontière ont pendant de nombreuses années déversé beaucoup de polluants. Le fleuve est également pollué par la consommation des habitants et l'épandage des agriculteurs. Au début du siècle, l'Escaut était réputé pour contenir énormément de poissons, particulièrement des saumons à la belle saison. Les populations de poissons sont assez faibles maintenant.
Nappes phréatiques
La ville est située au-dessus d'un réseau abondant de nappes phréatiques du calcaire carbonifère.
Cette grande nappe phréatique du calcaire carbonifère dépasse les frontières régionales et nationales et est surexploitée. Elle ne connaît pas de frontière administrative. Ce sont d’abord les Français qui ont puisé excessivement, puis les Belges (côté francophone et néerlandophone) sans tenir compte l'un de l'autre. Le niveau piézométrique diminue d’un mètre par an depuis les années 1960 (bien que ce niveau ait tendance à stagner ces derniers temps). La nappe a ainsi perdu près de 70 mètres en 50 ans. Les trois régions (wallonne, flamande et Nord Pas de Calais) ont aujourd'hui instauré une concertation, pour mettre fin à cette surexploitation. Cette surexploitation entraîne des puits karstiques, plus connus sous le nom de «puits naturels», dans la région de Tournai.
Géologie
Tournai est situé sur un anticlinal, l'Anticlinal faillé du Mélantois-Tournaisis. Cette structure géologique est orientée est-ouest et ses failles longitudinales sont pour la plupart décrochantes dextres. Elle s'ennoie à l'est et passe à une dépression synclinale au nord : le Synclinal de Roubaix.
L'Anticlinal faillé du Mélantois-Tournaisis est entaillé par la vallée de l'Escaut, ce qui fait qu'entre Tournai et Antoing, la roche calcaire affleure plus ou moins la surface du sol. Cette roche du socle paléozoïque est appelée « Calcaire de Tournai » et fait partie d'un étage du Carbonifère inférieur, appelé Tournaisien. C'est un calcaire argilo-siliceux formant une ensemble assez monotone de couches dont l'épaisseur totale dépasse les 300 mètres et est large d'environ 25 mètres.
La roche calcaire servit dès l'Antiquité de matériaux de construction à la fois brute et taillée mais également transformée en Chaux et en ciment. Elle est toujours exploité à notre époque même si de nombreuses carrières ont fermé.
L'ensemble de la région de Tournai est recouvert par des limons éoliens du Pleistocène (lœss). Les fonds des vallées sont colmatés partiellement par des alluvions anciennes (Pleistocène) et récentes (Holocène).
Milieu naturel
Malgré un caractère assez vert, le milieu naturel de Tournai est pauvre et s'appauvrit encore de nos jours. La biodiversité y régresse car l'urbanisation y est forte et la pollution importante. Tournai se trouve entre deux parcs naturels, le parc naturel des Plaines de l'Escaut au sud et le parc naturel du Pays des Collines au nord-est. La région de Tournai a donc vocation à être une zone de liaison entre ces deux parcs naturels. Malheureusement ce n'est pas la réalité.
Il y a quelques types de milieux naturels dans la commune de Tournai : les parcs, les friches, les haies, les zones humides comme les marais du rieu d'amour, les anciennes carrières comme celle de «l'Orient», les rieus et fonds de vallée, et les espaces boisés.
La campagne tournaisienne est soumise à une forte urbanisation depuis plus de 20 ans, qui va en s'aggravant car beaucoup de Français et de Bruxellois ont été attirés par des prix immobiliers faibles par rapport à leur régions d'origine. Un certain nombre de Français sont également venus dans la région pour éviter l'impôt de solidarité sur la fortune, leur déménagement facilité par l'ouverture des frontières des pays européens. Le village d'Orcq, ainsi que la commune voisine d'Estaimpuis sont réputés pour abriter quelques grandes familles françaises.
L'environnement de Tournai est assez bien pollué et mis à rude épreuve, notamment par le rythme de vie des habitants (circulation automobile, …). L'industrie cimentière a une influence assez forte également par la dégradation de terrains en carrière pour y extraire de la pierre et la constitution de terrils par les remblais. Cette industrie cimentière a une incidence sur la qualité de l'air, par la combustion du calcaire, ainsi que par l'utilisation des fours pour l'incinération des déchets. Cette incinération est toujours très mal ressentie par les populations locales, particulièrement les villageois de Gaurain-Ramecroix. La région des carrières de Tournai-Antoing est appelée «le Pays Blanc» parce que les rejets de poussière de l'industrie cimentière rendent les toits blancs et les endroits à proximité des carrières et des cimenteries ressemblent à des paysages lunaires.
Climat
Tournai jouit d'un climat tempéré océanique. Les principaux traits de ce climat sont les faibles amplitudes thermiques saisonnières et des précipitations modérées tout au long de l'année.
Patrimoine monumental et musées
Architecture religieuse
La Cathédrale Notre-Dame de Tournai
L'église Saint-Quentin
L'église Sainte-Marie-Madeleine
L'église Sainte-Marguerite
L'église Saint-Jacques
L'église Saint-Piat
L'église des Rédemptoristes
L'église Saint-Brice, à côté de laquelle l'on découvrit le 27 mars 1653, le tombeau de Childéric Ier, père de Clovis.
L'église Saint-Jean
L'église Saint-Nicolas
L' église Saint-Pierre (démolie en 1822)
Architecture civile
Le beffroi
La Halle aux Draps
L'Hôtel de ville
Ensembles architecturaux
La Grand'Place
Les quais
Architecture militaire
Le Pont des Trous
La Tour Henri VIII
Les fortifications
Musées
Le Musée d'Archéologie
Le Musée Royal d'Armes et d'Histoire militaire
Le Musée des Beaux-Arts
Le Musée d'Histoire Naturelle
Le Musée d'Histoire et des Arts décoratifs
Le Musée de la Tapisserie et des arts du tissu
La Maison Tournaisienne - Musée de Folklore
Culture
Tournai est une ville belge de langue française. La langue locale, le tournaisien, est un dialecte picard comme les dialectes d'autres communes du Hainaut et du nord de la France.
La ville de Tournai, qui a par le passé toujours profité d'une assez large autonomie, fait partie de la Flandre romane tout comme Lille, Douai, Tourcoing ou Mouscron. Ces villes, bilingues ou non, font partie de l'aire culturelle flamande et possèdent donc des caractéristiques flamandes que l'on retrouve dans leur héritage artistique (architecture, peinture, sculpture, ...).[5]
Ainsi, la ville de Tournai fut l'un des grands centres culturels et économiques flamands :
Le chœur gothique de la cathédrale « Notre-Dame flamande » de Tournai fut un élément précurseur de l'art scaldien qui est typiquement flamand.
Tournai fut la capitale religieuse de la Flandre durant plus de mille ans (de 496 à 1559)
La tapisserie et la draperie tournaisienne appartiennent à la grande école flamande et Tournai faisait même partie de la Hanse flamande de Londres qui regroupaient les villes drapières de Flandre.
L'église Saint-Brice de Tournai est le premier exemplaire du style hallekerk qui est si typique des villes et campagnes flamandes.
Certains grands noms des primitifs flamands sont tournaisiens : Robert Campin considéré comme le premier maître de cette école, Roger de la Pasture, Jacques Daret.
La tradition du lundi perdu ou parjuré (en néerlandais verloren maandad ou verzworen maandag) est une tradition flamande très vivace à Tournai.
Même si elle se situe dans l'aire culturelle flamande, Tournai possède également des trésors de l'art mosan, style typique de l'espace culturel wallon. En effet, les deux plus importantes châsses de la cathédrale Notre-Dame de Tournai, les châsses de Notre-Dame flamande et de Saint-Eleuthère (XIIIe siècle), sont deux œuvres de Nicolas de Verdun (artiste liégeois né en 1181) dont l'évêché de Tournai avait passé commande. Ces reliquaires témoignent de l'opulence des villes de Tournai et de Liège au Moyen-Âge : en particulier la châsse de Notre-Dame flamande qui est considérée comme l'une des sept merveilles de Belgique.
Gastronomie
Le lapin du lundi parjuré Dit : "Lundi perdu"
La salade tournaisienne
Les Succès du Jour
Les biscuits "Delacre"
Les ballons tournaisiens.
Les apéritifs "Le tournaisien" et "la tournaisienne".
Les biscuits "Desobry"
Les produits de l'entité de Tournai.
Les bières "Bush"
Les produits "Lutosa"
La bière "La Tournay" de la Brasserie de Cazeau (seule brasserie de l'entité de Tournai)
Folklore
Le lundi parjuré Dit : "Lundi perdu"
La Saint Nicolas
La Grande procession de Tournai
Les Quatre Cortèges, avec ses géants
Le jeu de Fer
Les jeux de Boules
La Balle pelote
La Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien
Le Carnaval de Tournai
Personnages illustres
Clovis Ier, Roi des Francs (Ve siècle)
Lethalde et Englebert, croisés flamands (XIe siècle)
Philippe Mouskes, évêque et chroniqueur (XIIIe siècle)
Rogier van der Weyden (ou Rogier de le Pasture), peintre, primitif flamand (XVe siècle)
Christine de Lalaing, épouse du Gouverneur de Tournai, Princesse d'Epinoy(XVIe siècle)
Guillaume de Melun, prince d'Espinoy (XVIIe siècle)
Ferdinand-Ignace Malotau de Villerode né en 1682 (XVIIe siècle)
Louis-François-Joseph de la Barre, historien et écrivain (XVIIIe siècle)
Donat Casterman, imprimeur (XVIIIe siècle)
Albert Goblet d'Alviella, militaire et homme politique (XIXe siècle)
Jules Bara, personnalité politique (XIXe siècle)
Jean-Baptiste Noté, baryton (XIXe siècle)
Piat Sauvage, peintre (XIXe siècle)
Louis Gallait, peintre (XIXe siècle)
Bruno Renard, architecte (XIXe siècle)
Georges Rodenbach écrivain (XIXe siècle)
Gabrielle Petit, infirmière, espionne de la première guerre mondiale (XIXe siècle)
Luc Varenne, célèbre commentateur sportif (XXe siècle)
Henri Vernes, auteur des romans "Bob Morane" (XXe siècle)
Notes et références
- DHANENS (Élisabeth) et DIJKSTRA (Jellie), Rogier de le Pasture van der Weyden, La Renaissance du Livre, Collection Références, Tournai, 23 septembre 1999.
- VINCENT (A.), Les noms de lieux de la Belgique, Bruxelles, 1927
- Jules Herbillon, Les noms des communes de Wallonie, Bruxelles, Crédit communal, collection « Histoire », n° 70, 1986
- «Tournai, enclave de France dans les terres de Flandre, siège d'un évêché flamand et boulevard avancé de la France vers les Pays-Bas, ville flamande par ses tendances artistiques et française par sa langue!» Mémoires de la société historique et littéraire de Tournai, vol. 21, Tournai, 1888, p. 270.